Ses pas martèlent le sol et son chant résonne dans le silence :
Pauvre enfant qui grandit à l'étroit dans son corps, tu t'endors et tu pleures ton sort. Mon dieu, que ta vie est triste, c'est vrai tu es le centre du monde.
Même dans le noir quand la lune brille mystiquement son chant résonne dans le silence :
Pleures, pleures puisque tu ne connais que ca. Et le monde tournera sans toi. L'utilité d'être moi, c'est que je ne suis pas comme toi.
Une seule envie, le mal et rien d'autre. Dans sa folie, elle emporte tout ne prennant aucun interêt à respirer l'air devenu nauséabond puisque dans le silence son chant résonne :
Je sens comme de la mélancolie dans ton regard blanc, demanderais-tu la fin de ton supplice ? Pauvre enfant qui grandit trop vite, il temps pour toi de dormir.
Elle est tout puisque n'être rien est inutile et qu'il faut être utile. Elle est la nuit et les frissons qui parcourt les échines. Le plaisir de voir les mots devenir de vrai arme. Et avant le coup fatal son chant résonne encore dans le silence :
Les anges sont morts par ma main, le monde est triste et toi tu pleures. Devient comme moi, vampire impis et assoifé. Sent en toi le démon qui né, sent comme ton regard pourrait changer.
Incarnation divine des péchers, ses lèvres sont une ode à la luxure, ses formes à la gourmandise, comment resister et pourtant ce n'est qu'une enfant qui a grandit trop vite, qui pleures quand le monde ne tourne plus rond et dont la mélancolie donne à ses sanglots des allures de chant pour faire résonnance au silence.

Souffle du temps,
Ramène-moi mes ancien amants.
Je ne veux que leur sang,
Ivresse d'un instant.
Je veux un prince qui soit charmant.
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